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A la fin des années 1990, l’essor d’Internet a fait naître les ambitions les plus folles, certains se persuadant que le canal de distribution numérique allait balayer le commerce en magasin… En fait, avec l’explosion de la bulle Internet en 2001, nous avons appris que le e-commerce ne signe pas forcément la mort des magasins, bien au contraire. Désormais, son expansion est réelle, tout en restant variable selon les marchés. L’une des raisons majeures tient dans le fait que la vente en ligne nécessite des logistiques adaptées à chaque famille de produits. A ce titre, trois secteurs méritent d’être analysés, et à travers eux différents scénarii logistiques, tant le pilotage de leur supply chain est spécifique : celui des produits floraux et éditoriaux, celui des produits high-tech distribués directement par les producteurs et enfin celui des produits d’épicerie.
La e-supply chain des produits floraux et éditoriaux
A l’origine, le commerce électronique « B to C » s’est développé autour de produits : (1) virtualisables, comme les billets de voyage ou de spectacle ; (2) facilement livrables à partir de réseaux existants de magasins ; (3) aisément transportables par des prestataires de service logistique, comme les livres ou CD. L’analyse de la supply chain des deux dernières catégories met en fait en évidence des organisations issues de l’ancienne économie, directement inspirées de la VPC. Les flux peuvent être tantôt tirés et tantôt poussés, nécessitant dans ce cas une gestion de stocks importants.
La e-supply chain des produits high-tech
Le commerce électronique concerne également les équipements électroniques et informatiques. Si les pure players ont bien sûr investi cette niche de la vente en ligne, un certain nombre d’industriels en a aussi profité pour reprendre le contrôle du canal de distribution, la désintermédiation du magasin semblant en effet possible... Cette fois, les ventes ne se font plus en magasin et c’est la demande qui tire la chaîne globale en juste à temps.
La e-supply chain des produits d’épicerie
Si, pour des raisons historiques, l’habillement reste le segment phare de la VAD, force est de constater la percée progressive de nouveaux secteurs, dont l’épicerie en ligne, et cela malgré une faible « vendabilité » du fait de coûts de distribution rédhibitoires. Deux scénarios majeurs peuvent s’envisager : celui de la préparation sur un site dédié (entrepôt, Centre de Distribution Locale…) et celui de la préparation en magasin.